Tchouri et Rosetta

Elle tendit le cou. Elle ne savait pas qu'on allait le lui tordre. Photo ESA

Elle tendit le cou. Elle ne savait pas qu’on allait le lui tordre. Photo ESA

La mort était au bout du voyage, du long voyage vers celui qu’elle avait toujours voulu avant tout et qu’elle appelait familièrement Tchouri. Rosetta, en ce matin du 30 septembre 2016, s’approchait enfin et l’instant où Tchouri et elle se mélangeraient pour l’éternité était enfin arrivé. Rosetta se rappela cette phrase qu’elle avait toujours jugée idiote: « Le meilleur moment de l’amour, c’est quand on grimpe l’escalier ». Là, elle ne grimpait rien, elle descendait, elle descendait vers Tchouri au pas lent du promeneur terrestre, elle qui était loin, si loin… Elle pensa aussi aux musiques idiotes, planantes ou martiales, que l’on collait toujours sur les images de sa quête. La réalité était bien plus simple: l’amour n’a pas toujours besoin de fanfares. Les grandes émotions sont silencieuses et dans le vide qu’elle s’efforçait de faire en elle, elle était étreinte du sentiment de sa propre finitude. Elle avait tant attendu ce moment, où on lui permettrait comme à ce petit robot de rejoindre Tchouri! Elle pensa qu’après cela, c’est bien simple: elle pouvait mourir. Puisqu’elle aurait vécu.

Ce n’est que peu de temps avant de s’écraser qu’elle comprit le piège. Elle était trop vieille, désormais, et ceux qui étaient là pour la guider allaient la tuer. Elle était sacrifiée! Euthanasiée!

Une vague crainte d’avoir mal l’envahit. Le baiser de Tchouri était le baiser de la mort.

Zizierikzee

Eh bien dites donc! Le rentmeester de l'Escaut occidental prenait-il aussi un droit de cuissage?

Eh bien dites donc! Le rentmeester de l’Escaut occidental prenait-il aussi un droit de cuissage?

J’ai gardé de mon enfance hollandaise un amour magdalénien pour les Pays-Bas et il ne se passe guère plus que quelques mois sans que j’y fasse une brève incursion. La dernière était à Zierikzee, une jolie petite ville musée en Zélande.

Il faut croire cependant, à en juger par la rampe d’accès à l’une des plus anciennes maisons de l’ancienne sous-préfecture des Bouches-de-l’Escaut, celle du péage du fleuve, que les obsédés sexuels ne datent pas d’aujourd’hui. À moins bien sûr que l’obsédé sexuel, ce soit moi et que je veuille voir dans cette balustrade autre chose qu’un pommeau qui permette aux braves gens de grimper plus aisément les quelques marches qui à présent, amènent à un magasin du monde. Mon cadrage y contribue un peu, j’en conviens.

L’automne

Les figues du jardin font la grève

Les figues du jardin font la grève

L’automne 2016 a une heure précise de naissance: 16 heures 21 minutes et 8 secondes. C’est l’heure à laquelle ce billet sera mis en ligne, il faut respecter les éléments. Mais malgré le temps chaud et beau (à moins que ce ne soit l’inverse) depuis cinq semaines, les figues du jardin refusent obstinément de mûrir (sauf peut-être une ou deux, qui prennent vaguement couleur).

Je me souviens du figuier de l’appartement à Nîmes, au 21 de la rue Colbert. À la mi-août, les figues tombaient, mûres et colorées, au grand dam de la concierge contrainte de nettoyer sans cesse la cour. Celui que vous voyez en photo pousse à Uccle et semble me dire que le réchauffement climatique ne suffit pas à transformer le climat bruxellois en climat méditerranéen. Plein d’entrain, l’arbre, chaque année, fleurit abondamment puis porte de nombreux fruits qui n’atteindront la maturité que si le printemps finissant est radieux. Elle arrive un peu tard, ta chaleur, cette année, clame silencieusement le figuier dont les feuilles, déjà, se racornissent et partent vers la mort. Car c’est l’automne, à 16 heures 21 minutes et 8 secondes. Le figuier le sait.

Parfois je me sens comme un figuier transplanté.

J’ai vidé ma tirelire

Tu es capable d'avaler 252 pièces d'un centime, et tu trouves que cela fait beaucoup?

Tu es capable d’avaler 252 pièces d’un centime, et tu trouves que cela fait beaucoup?

J’ai dans ma chambre une sympathique tirelire sous la forme de Mickey Mouse. Les esprits chagrins observeront que l’oncle Picsou aurait été de plus favorable augure. J’y stocke depuis huit ans les pièces de 1, 2, 5, 10 et 20 centimes, non que je me prenne pour Bernadette Chirac, mais dans l’espoir qu’un jour la bestiole gavée recrachera une fortune.

Ce jour est arrivé.

Déception: deux cent deux pièces de deux centimes font à peine quatre euros. Certes, je sauve un peu la mise avec les quatre-vingt-quatre pièces de vingt centimes, mais en tout, j’arrive juste en dessous de cinquante euros. (Je comprends désormais pourquoi on parle de petit Mickey.) Pour le tour du monde, je recommencerai avec des pièces de deux euros. Car je viens de le calculer: deux cent deux pièces de deux euros, cela fait un billet d’avion transatlantique. Bah, avec mes cinquante balles, j’irai à Lyon, et d’ailleurs je préfère la barbe de sapeur au hamburger. Brussels Airlines me laissera même encore cinq euros en poche, j’aurai de quoi manger un hamburger (le monde est mal fait).

Journal extime n°19 – paraît tout de même plus souvent que je ne vide ma tirelire.

L’écriture…

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Galets bretons. Ne pas confondre, même avec l’âge, avec les galettes bretonnes.

L’écriture est certes un véhicule qui permet à celui qui l’emprunte de s’échapper de certaines contraintes. Le voyage peut mériter des passagers mais du moteur, on s’en contrefiche.
C’est l’un de mes projets pour 2016. J’aimerais aussi réunir mes poèmes en un recueil. Enfin, dans mes projets publics, il y a évidemment la poursuite de mes activités journalistiques, à « Entre les lignes », et…
Et au fond je n’en sais rien. L’avenir est ouvert. Je veux juste, en 2016, ne pas devoir répondre au défi quotidien de l’écriture, mais celui-ci m’a appris que sans discipline et sans régularité, le Tour de France se transforme en excursion de cyclo-touristes vétérans.

Voilà ce que j’écrivais à la fin de 2015, mon marathon à moi, mon 365 km marche, un billet par jour, toujours consultable d’ailleurs.

Eh bien, contrairement aux apparences, j’écris toujours. Et d’un j’ai préparé un recueil de mes poèmes et trouvé un éditeur (ce qui relève du miracle) et de deux je termine un polar historique qui se passe dans le milieu du journalisme bruxellois en 1950. Sans compter mes articles d’Entre les lignes

Et pour vous récompenser de votre patience, je vous offre un petit quadrupède récemment ciselé.

Passant pensant
Ton temps passa
À petits pas
Trop peu pressants

Tu ne vis pas
Vieillir ton sang
Soudain tu sens
Venir le drap.

Le journal extime n° 18 – paraît régulièrement de façon irrégulière.

Wilmots bashing

Dégage, Marc!

Dégage, Marc!

Encore que je sois supporter des Bleus, comme chacun sait depuis mon coming out de 1982 publié dans « Le Soir » et m’ayant valu quarante-sept lettres d’injure, je n’oublie pas que je dispose d’une nationalité que le monde entier enviait jusqu’à vendredi : la belge. Je suis donc secondairement supporter des Diables rouges, et à ce titre plus qu’à celui de journaliste, je me sens légitime pour donner comme tout le monde mon avis sur Marc Wilmots. Doit-il ou non rester à la tête de l’équipe belge de football ?

Comme tout le monde, disais-je, je vais résumer le problème avant de livrer mon verdict, qui sera sans appel (et probablement aussi sans effet).

Pour. Marc Wilmots doit rester. Il a été victime d’une malchance crasse décimant sa défense et forcé de jouer un quart de finale avec des U21. Après tout se qualifier deux fois de suite pour les grands messes du ballon rond et n’en sortir qu’en quart (sortir en quart est plus glorieux que rester dans le car), ce n’est pas si mal.

Contre. Marc Wilmots doit partir. Il a viré sous prétexte de blessure l’un de ses meilleurs arrières comme un malpropre, ce que son équivalent allemand s’est bien gardé de faire en la personne de Schweinsteiger. À la place il a sélectionné un inconnu qu’il a laissé sur le banc. Il a géré son vestiaire comme son mandat de sénateur MR (voire pire, si c’était possible).

Pour. Il a amené les Diables rouges à la première place du classement Fifa.

Contre. Il faudrait aussi virer le malade qui a imaginé les calculs de ce classement.

Pour. Il n’a perdu que quatre matches en compétition officielle. Belle efficacité.

Contre. Dont deux contre le Pays de Galles. Il n’apprend rien de ses erreurs.

Pour. Il a donné une âme et une cohésion à l’équipe. Sans lui, la petite Belgique existerait-elle encore ?

Contre. Il ne coachait rien du tout : celui qui le faisait, c’était Vincent Kompany. Les Flamands susurrent qu’il y a trop de francophones dans cette équipe.

Pour. Il a réussi à allier le côté battant des Belges, style le plus brave des peuples de la Gaule, avec la classe évidente de certains de ses joueurs.

Contre. C’est tout à fait par Hazard et d’ailleurs lui et De Bruyne se marchent sur les pieds. Et s’il garde Lukaku en pointe, c’est parce que son style de jeu ressemble à celui qu’il affichait lui-même comme joueur, quand on l’appelait le bison de Dongelberg.

Pour. Il n’est pas le seul à avoir failli : Conté a oublié d’exercer les Italiens aux tirs au but et ne parlons même pas de ce malheureux Hodgson, responsable d’un second Brexit en moins d’une semaine.

Contre. Perdre contre le Pays de Galles n’est-il pas du même ordre que se faire sortir par l’Islande ?

Pour. Il a un contrat coûteux à casser, obtenu dans l’euphorie, preuve qu’il est malin.

Contre. Le tableau des Belges était on ne peut plus favorable : un éminent confrère a parlé de piste d’aviation vers le stade de France. Une sortie de piste est pire qu’une sortie de route.

Bon, bref, au bout du compte ?

Au bout du compte je m’en fous : allez les Bleus !

Le journal extime n°17 – eh oui, ça faisait longtemps, mais ça paraît quand je veux et j’écrivais autre chose dont je vais bientôt vous parler.

Éloge du pissenlit

Soleil et délicatesse

Soleil et délicatesse.

Je ne sais pas si c’est à cause de son nom mais le pissenlit n’est guère populaire dans les jardins bourgeois. Vite la tondeuse, vite la sarcleuse et zut ces racines, quelle peste, elles s’en vont profond vers le centre de la terre…

Normal: la tête du pissenlit, elle, est un merveilleux petit soleil. C’est une si jolie fleur, comment peut-on la détester à ce point?

Il y a des jours où je me pose des questions existentielles. Bien sûr, c’est invasif, le pissenlit. Mais quelle plante ne l’est pas? Pourquoi se réjouit-on de la forêt magique du bois de Hal et se lamente-t-on de quelques pauvres petits pissenlits? En plus c’est bon à manger. N’essayez pas avec le muguet, si amplement apprécié en ce début mai!

Moi, j’aime le pissenlit. Vive le pissenlit! Vive le pissenlit libre!

Le journal extime n°16 – paraît plus souvent que je ne tonds le gazon.

Bon anniversaire, Madeleine!

 

La photo date déjà d'il y a quelques années... Elle a été prise le 30 juillet 2009 à 15 heures 07.

La photo date déjà d’il y a quelques années… Elle a été prise le 30 juillet 2009 à 15 heures 07.

Aujourd’hui Madeleine a son anniversaire
À cause de la barbe elle prend son grand-père
Pour un nouvel Hugo. Elle m’a réclamé
(Ayant vu sur mon blog la photo d’un bébé
Et reconnu sa sœur) d’avoir la sienne aussi.
Elle porte le nom d’un beau fleuve d’ici,
Aime les enveloppes, les études et le jeu.
Ses yeux ont des paillettes qui se mêlent au bleu.
Comme elle zézayait! La voilà qui grandit,
Qui prend ses décisions – cette petite-fille
Que ses oncles adorent pour son côté modèle
Arpentera la vie en étant sûre d’elle.

Un cadeau n’est précieux que s’il est plein d’amour
Tu es à mi-chemin et bientôt à ton tour
Tu verras que tout passe mais que reste une chose
Avoir été aimée comme une unique rose
Te donneras la force d’affronter les tempêtes
Mais aussi les escales dans ce monde un peu bête
Cependant si joli qui va t’appartenir.
C’est toi qui nous diras quel est ton avenir.

Bon anniversaire, Madeleine! Grand-père Jean.

Le journal extime n° 15 – paraît aussi quand Madeleine l’exige.

Avril au Portugal

C'est à Coimbra qu'on a créé "Avril au Portugal".

C’est à Coimbra qu’on a créé « Avril au Portugal ».

Vous avez droit, dans votre existence de stress, à quelques jours de vacances pour réchauffer vos vieux os et oublier, l’espace d’un moment, la grisaille de la météo et de l’actualité. Vous mettez le cap vers le Portugal à cause d’une chanson idiote dont vous allez apprendre qu’en VO, elle chante les merveilles de Coïmbra, entassant dans votre bagage cabine des vêtements légers (qui vous paraissaient chauds en Grèce il y a six mois) tout autant qu’une compagnie aérienne bien connue pour ses tarifs et sa politique sociale vous le permette.

Vous décollez à 6 h 50 du matin. Debout à trois heures: il fallait en théorie être là trois heures avant le décollage. Allons, il n’y aura jamais autant de monde! Vos fils se sont dévoués: ils vous ont déposé au milieu de la nuit. Et déjà, vous auriez dû vous méfier: il a fallu faire à pied le dernier kilomètre. Une foule, à l’aéroport de Charleroi, à quatre heures et demi du matin! Des rangs bien compacts qui espèrent que nul Kalachnikov ne traîne…

Enfin l’avion ne décolle qu’avec une demi-heure de retard et quand vous atterrissez, vous n’êtes pas à Porto, on vous ment, ce n’est pas possible: un petit crachin belge, un petit dix degrés dans les normales saisonnières…

Eh bien si. Et ce n’est qu’un début, continuons le glagla…

Vous aviez pris trois pulls? Entassez-les chaque jour sur la chemise à manche courte. Et bénissez l’inspiration soudaine – le Portugal est un pays atlantique, il risque d’y avoir une averse, comme en Bretagne – qui vous a poussé à glisser dans la poste de la veste légère, vaguement imperméable, ce magnifique chapeau de pêcheur kaki qui fait pousser des cris aux autres…

Et cela fait des jours et des jours que cela dure. De temps en temps il y a un rayon de soleil, c’est vrai, et je ne parle pas de la gentillesse des Portugais que vous aurez été heureux de retrouver bien en place, 22 ans après votre dernier reportage sur les lieux, lui-même vingt ans après la révolution des oeillets. Mais on vous le jure: jeudi, à Lisbonne, il fera beau. Jusqu’à vendredi, peut-être.

Si je meurs d’insolation, je vous préviendrai.

Le journal extime n° 14 – 100% lavable dans l’eau du Douro.

 

Gémellités

Frites

Comment s’exprime la douleur ? Comment, à un moment précis, vous envahit-elle sans qu’on puisse la maîtriser ? Est-il sain, d’ailleurs, d’essayer de la maîtriser ?

Hier soir, les larmes me sont venues aux yeux, irrépressibles, quand j’ai vu un jeune Parisien, trente ans peut-être, parler de Paris et de Bruxelles comme de deux villes jumelles. C’est ce que je ressens, naturellement, mais je pensais jusqu’à ce moment que c’était ma situation particulière qui commandait ce rapprochement. L’émotion, c’est de se dire, « Tiens, je ne suis pas le seul » et c’est d’ailleurs en partie pourquoi j’écris. J’espère toujours que quelqu’un quelque part, en me lisant, aura ce sentiment fugace et profond d’identité. J’aurai servi à quelque chose, à quelque chose d’autre que soulager ma propre douleur, puisque l’autre raison d’écrire relève de la catharsis.

Oui, villes jumelles, et tellement différentes pourtant, la gouaille et la zwanze, le côté pointu de la tour Eiffel et l’aspect rond de l’Atomium, la Seine à l’air et la Senne enterrée… mais aussi une même mégalomanie, le sentiment d’être le centre du monde et un amour profond de la vie, celle des terrasses et des spectacles, du bien manger et du bien paraître, puis ce désir de refaire le monde et de le discuter sans fin, ce goût de la chamaillerie teintée de mauvaise foi.

Ce matin, mes deux jumeaux, eux, ressemblaient à Paris et à Bruxelles. Semblables et différents.

Le premier était parti au cours, le second arrive. Il a passé la nuit chez son amoureuse et en revenant en voiture, il a croisé un corbillard. « D’habitude, quand je vois un corbillard, je me dis, tiens, un corbillard. Et là, je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’étais totalement ému. » Hier, il me disait que le 13 novembre l’avait plus touché que le 22 mars. Je lui ai parlé du syndrome de Londres : survivre à un événement brutal est parfois moins stressant que l’imaginer de l’extérieur, comme le montre l’exemple des Britanniques durant la seconde guerre mondiale. Il m’a regardé de ses grands yeux bruns et il m’a dit : « Tu te rends compte ! Devant le café Starbucks ! C’est là qu’on se donne toujours rendez-vous… ». Puis il est reparti, puisque l’université était ouverte et qu’il avait cours.

L’autre est ensuite revenu, son cours à lui étant terminé (ils ne font pas les mêmes études). Je regardais la télévision, les éditions spéciales et les journaux. Il s’est assis à côté de moi puis s’est réfugié dans mes bras. « Je ne supporte plus la bêtise, papa, les gens moyens qui se croient malins. » C’est un perfectionniste qui pense en alexandrins. Charlie l’avait bouleversé. Il a peur, lui aussi, de ne plus ressentir autant d’émotion cette fois. Mais il s’indigne devant une journaliste qui pose des questions insistantes à un témoin des faits quant à la douleur de retourner travailler sur les lieux du drame dès le lendemain et il répète comme une boutade : « Tu te rends compte ! J’ai échappé à la mort… » car il était à l’aéroport sept huit heures avant les faits. Mais plaisanter est un acte sérieux qui lui permet, à chaque fois qu’il en use comme d’une soupape, d’atténuer l’émotion qu’il essaie de canaliser par cette colère sourde qui bouillonne en lui.

J’aime Paris et Bruxelles.

Le journal extime n°13 – paraît trop souvent ces derniers temps.