J’ai vidé ma tirelire

Tu es capable d'avaler 252 pièces d'un centime, et tu trouves que cela fait beaucoup?

Tu es capable d’avaler 252 pièces d’un centime, et tu trouves que cela fait beaucoup?

J’ai dans ma chambre une sympathique tirelire sous la forme de Mickey Mouse. Les esprits chagrins observeront que l’oncle Picsou aurait été de plus favorable augure. J’y stocke depuis huit ans les pièces de 1, 2, 5, 10 et 20 centimes, non que je me prenne pour Bernadette Chirac, mais dans l’espoir qu’un jour la bestiole gavée recrachera une fortune.

Ce jour est arrivé.

Déception: deux cent deux pièces de deux centimes font à peine quatre euros. Certes, je sauve un peu la mise avec les quatre-vingt-quatre pièces de vingt centimes, mais en tout, j’arrive juste en dessous de cinquante euros. (Je comprends désormais pourquoi on parle de petit Mickey.) Pour le tour du monde, je recommencerai avec des pièces de deux euros. Car je viens de le calculer: deux cent deux pièces de deux euros, cela fait un billet d’avion transatlantique. Bah, avec mes cinquante balles, j’irai à Lyon, et d’ailleurs je préfère la barbe de sapeur au hamburger. Brussels Airlines me laissera même encore cinq euros en poche, j’aurai de quoi manger un hamburger (le monde est mal fait).

Journal extime n°19 – paraît tout de même plus souvent que je ne vide ma tirelire.

L’écriture…

DSCF7418

Galets bretons. Ne pas confondre, même avec l’âge, avec les galettes bretonnes.

L’écriture est certes un véhicule qui permet à celui qui l’emprunte de s’échapper de certaines contraintes. Le voyage peut mériter des passagers mais du moteur, on s’en contrefiche.
C’est l’un de mes projets pour 2016. J’aimerais aussi réunir mes poèmes en un recueil. Enfin, dans mes projets publics, il y a évidemment la poursuite de mes activités journalistiques, à « Entre les lignes », et…
Et au fond je n’en sais rien. L’avenir est ouvert. Je veux juste, en 2016, ne pas devoir répondre au défi quotidien de l’écriture, mais celui-ci m’a appris que sans discipline et sans régularité, le Tour de France se transforme en excursion de cyclo-touristes vétérans.

Voilà ce que j’écrivais à la fin de 2015, mon marathon à moi, mon 365 km marche, un billet par jour, toujours consultable d’ailleurs.

Eh bien, contrairement aux apparences, j’écris toujours. Et d’un j’ai préparé un recueil de mes poèmes et trouvé un éditeur (ce qui relève du miracle) et de deux je termine un polar historique qui se passe dans le milieu du journalisme bruxellois en 1950. Sans compter mes articles d’Entre les lignes

Et pour vous récompenser de votre patience, je vous offre un petit quadrupède récemment ciselé.

Passant pensant
Ton temps passa
À petits pas
Trop peu pressants

Tu ne vis pas
Vieillir ton sang
Soudain tu sens
Venir le drap.

Le journal extime n° 18 – paraît régulièrement de façon irrégulière.